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vendredi 16 avril 2010

Simon Chainsaw + Bubble Burst (Mer 14/04/10, Le Saint Des Seins, Toulouse)


Simon ChainQUOI??? A vrai dire, je ne connaissais pas du tout. J'ai goûté à ce groupe australien dans la caisse de Mr Cu (Kicking Rds) et je dois dire que ça m'a plutôt mis l'eau à la bouche et je me suis mis ce nom bizarre dans un coin pas trop encombré de ma tête, là où c'est pas trop le foutoir et suffisamment en évidence pour que je le retrouve rapidement. Quelques jours plus tard, j'apprends qu'ils viennent jouer à Toulouse avec un backing band et notamment l'incontournable et inépuisable Nasty Samy. Cool. Jour J. Belle journée ensoleillée.18/19°c. Le pied! On revit. Direction le Saint Des Seins. On arrive en retard. Le concert n'a pas commencé. Normal. Un concert ne débute jamais à l'heure. Petite pression en terrasse pour détendre la viande et l'esprit et se mettre dans les conditions optimales. L'air est doux. Les étudiants frétillent. Merde! Le concert commence. On remballe nos pressions direction le bar. En passant, je discutaille avec Nasty Samy et Mr Cu, j'arrive à choper quelques infos: le chanteur est australien mais réside au Brésil, spécimen de routard ayant écumé la moindre parcelle de cette planète. Le bassiste également australien. Le batteur alsacien (?? ça j'en suis plus sûr du tout). Et bien sûr Nasty Samy à la guitare.

Allez hop! ça débute avec Bubble Burst, hardcore mélo from Toulouse. Leur zique m'a un peu glissé dessus. Next!

Simon Chainsaw. Là, finito la rigolade, ça sent le professionnalisme. Ces gens mangent punk rock, chient punk rock, respirent punk rock, suent punk rock, ça coule dans leurs veines, ça fait battre leur coeur, ils ont ça dans la peau, c'est inné, c'est pas une mode, ce n'est pas seulement un style musical, c'est leur vie, leur moteur... Du punk'n'roll gavé de mélodies... et un super chanteur. Quant aux influences australiennes alors là aucune idée. Grosse lacune de ce côté là. Moi, l'Australie, c'est AC/DC et les Hard-Ons. The Saints?? Jamais écouté! En tous les cas, super soirée!!

jeudi 15 avril 2010

Charly Fiasco + Toy Dolls (Le Bikini, Toulouse)


Je me présente au guichet. Le type me vend le billet et me souhaite une bonne soirée... et dans ma tête je me dis "pléonasme." Enfin ça en est pas vraiment un mais bon... Toy Dolls c'est synonyme de bonne soirée. Je me présente au bar et me commande une pression pour me mettre en jambe et dans les conditions idéales pour passer du bon temps. La première gorgée à peine avalée que j'entends les premiers accords des Toulousains de CHARLY FIASCO. Je rentre donc dans l'antre de Satan et je me retrouve face aux 4 membres fantastiques du groupe en tenue d'Adam, enfin pas vraiment puisqu'ils portent tous des couches. Par le passé, j'ai déjà vu des groupes jouer à oilpé, d'autres tatoués et percés de la tête aux pieds mais jamais encore tatoués et en couche. Sur scène les Charly Fiasco nous font les joyeux drilles et nous servent leur mixture punk français vieille école, comme le faisaient Les Rats y'a quelques années, et punk rock ricain à la NOFX et consort. Ils terminent leur gig avec une reprise de Johnny Cash. Vient le tour des aînés de TOY DOLLS. Grosse surprise. Ils sont devenus un "all-star punk rock band" avec un ex-GOOBER PATROL à la basse, mais ça c'est pas récent, mais surtout Duncan, chanteur/batteur des légendaires SNUFF!!!! Qui mieux que les Toy Dolls peut vous réparer le moral? C'est magique et c'est réalisé sans trucage. 30 ans de bons et loyaux services dans la scène punk. On a droit à tous leurs tubes "Nellie the elephant", "Dig that groove baby"... Fun, fun, fun!! Super soirée

vendredi 9 avril 2010

G.A.S. Drummers + Groundzero


Le show débute avec Groundzero. J'avais déjà fait connaissance avec eux, scéniquement parlant, y'a une poignée de semaines sur leur propre terre à Montauban. C'est toujours plus facile de jouer à domicile. A l'extérieur c'est une autre histoire, on n'a plus nos repères, on perd de sa confiance, le stress s'invite, le palpitant s'emballe, on joue face à des inconnus qui vous regardent bizarrement, comme si vous étiez des bêtes de foire, prêts à vous jeter des cacahouètes. Les Groundzero grimpent sur scène, visiblement pas très impressionnés de jouer dans la capitale du cassoulet, ils ont dû en voir d'autres... D'après ce qu'on m'a dit, c'est un groupe qui est né des cendres de Léviathan, groupe que j'écoutais quand j'étais étudiant et qui faisait dans le hardcore mélo. Ils avaient même fait faire l'artwork de leur CD par Manu Larcenet si mes souvenirs sont bons. A l'écoute de leur musique, on a l'impression de tomber sur la case "retour case départ", enfin non pas vraiment, disons qu'on recule de quelques cases. Du punk hardcore fabriqué dans l'urgence mais sans faire l'impasse sur les mélodies et tellement énergique que la pulpe s'en retrouve toute retournée. Quelques choeurs plutôt inspirés ce qui ne gâche rien. Certains m'avaient dit que ça sonnait comme du Dag Nasty/Burning Heads, d'autres du NRA et effectivement c'est pile poil dans le mille, d'ailleurs ils ont fait une reprise des hollandais. On pense également à 7 Seconds. Les montalbanais passent le relais aux espagnols de G.A.S. Drummers dont j'avais seulement écouté 2/3 morceaux mais qui m'avaient totalement scotchés donc je m'étais déjà préparé psychologiquement à passer un bon moment et j'ai franchement pris une grosse claque. De la Power Pop cuvée supérieure. J'ai eu des flashs de concerts mémorables qui me sont apparus genre Samiam ou Shades Apart. Un petit côté Armchair Martian aussi. J'avais l'impression de faire partie d'un teenage movie avec une super B.O., ça sentait bon la chaleur des jours d'été, la douceur des nuits d'été, la plage, les love stories, les flirts, les râteaux...

Super soirée... mais dommage, pas trop de monde!